Atelier Vie Affective et Sexuelle mené par l’EMA en 2025
Chaque année, l’équipe mobile autisme accompagne une quarantaine de personnes en file active, ayant un diagnostic de TSA (Trouble du Spectre de l’Autisme). Le but étant de pouvoir outiller l’entourage et la personne accompagnée afin que cette dernière puisse trouver une meilleure stabilité dans son environnement de vie, que ce soit dans la sphère familiale, sociale, professionnelle ou encore scolaire.
Néanmoins, au-delà de ce que prévoit le cahier des charges des EMA, nous avons pu constater des questionnements croissants de la part des jeunes adultes sur les sujets qui tournent autour de la vie affective et sexuelle.
Dans le but d’affiner ce constat, nous avons mené une enquête destinée aux personnes avec TSA sur l’ensemble des services adultes en milieu ouvert. Son dépouillement a pu confirmer le besoin pour une vingtaine d’entre eux.
Devant ce constat et devant l’envie de l’équipe de pouvoir apporter une réponse adaptée et décomplexée sur le sujet, nous avons souhaité, en 2025, créer un groupe « vie affective et sexuelle ». Celui-ci a réuni les participants sur 10 séances.
Ces ateliers ont été animés par une éducatrice spécialisée et une psychologue du service formées à la thématique qui ont abordé plusieurs aspects. Elles ont d’abord effectué un premier travail sur les représentations de chacun concernant la sexualité, ce qui leur a permis de poser un cadre clair et sécurisant pour ce collectif. Elles ont ensuite enchaîné sur les notions juridiques, les fonctions du corps humain, l’identité et l’orientation sexuelle, la notion de consentement, l’impact du TSA sur la vie affective et l’interprétation des sentiments amoureux, la contraception ou encore le désir d’enfants.
Cette initiative a pu être menée en 2025 avec le soutien financier de la CPAM du Cantal. Ce soutien sera reconduit en 2026 et l’équipe envisage de pouvoir élargir l’initiative à d’autres types de handicap et également de pouvoir répondre à un besoin mis en évidence par les participants lors du bilan 2025 : le besoin d’être aidé pour provoquer des rencontres avec déjà une idée émergeante pour 2026 sur la possibilité de proposer des « speed dating » encadrés par les professionnels.





